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 Les Mémoires des Temps Anciens

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Dynah Reine de Dorhyarmen
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MessageSujet: Les Mémoires des Temps Anciens   Dim 31 Juil - 18:56




La Cité d’Or
Eorlinda

Prologue:


Il est fait mention de Mornhîr dans les mémoires pour la première fois il y a déjà très longtemps, au temps où l'Empire de Syn était a son apogée.. Considéré comme le plus grand guerrier de ce monde il fut exilé sur une île, banni à cause de ses crimes... Il évita la peine de mort car il avait autrefois rendu service à l'Empire… Mais certains, de plus en plus nombreux, auraient préféré le voir mourir... La suite leur donna raison..

Monrhîr créa une école de guerrier sur l'île où il était exilé, il entraîna d’abord les pirates, puis la plupart des populations mal famées de l'empire vinrent le voir... Il constitua ainsi une armée plus puissante que toutes celles connues jusqu'à présent.. une armée maudite... L'Empereur de Syn voyant les forces de son voisin exilé décréta une alliance avec le Sombre Monarque...

Plus tard Mornhîr et son nouvel allié Impérial lanceront leur offensive sur les Royaumes Libres des Terres du Soleil Noir... Mais notre Histoire commence un peu avant...

[...]


Un jour comme un autre, les Rôdeurs Blancs basé en observation sur l'avant-poste de la pointe de Seregardh, qui doit son nom à la proximité de l'île des Terres Grises, surveillent les actions du Sombre Monarque et de ses armées. Tibboh, le Maître de l'Ordre s'apprête à quitter les lieux pour faire son rapport à la Guilde d'Eorlinda et au Conseil des Peuples Libres...
Une embarcation traverse le bras de mer entre Seregardh et le Continent, suivie bientôt par des centaines d'autres.. La Sombre Armée s'est brutalement mise en marche! Tibboh se précipite suivi par les autres Rôdeurs Blancs en ébullition. Chacun s’empare de son arme tandis qu'un messager est envoyé prévenir les autorités d'Ithylmas que le Royaume d'Hisòs sera le premier touché par l'offensive des Sombres Armées
Déjà les navires maudits débarquent sur les plages de la pointe, déclenchant une pluie de flèches décochées par les résistants. Quelques orcs tombent mais leur majorité est écrasante face à la dizaine de Rôdeurs appuyés par une garnison d'Hisòs... Les Noires Hordes sont impitoyables et forcent les résistants à se replier vers la Capitale. Un cor transperce les cris et chocs des armes pour alerter les renforts qui ne tardent pas à arriver mais hélas bien trop peu suffisants. A nouveau le cor résonne dans le soir et les soldats des Peuples Libres battent en retraite vers les murs d'Ithylmas dont les portes se referment devant l'envahisseur qui prend alors la forteresse d'assaut. Des échelles sont appuyées contre les murailles et des tours mobiles remplies d'orcs armés sont amenées tirées par des Ogres. La Garde Ithylmaque résiste tant bien que mal à grands renforts d'huile grise déversée par litres sur l'envahisseur avant d'être enflammée. Des Sombres Soldats tombent en feu dans de terribles hurlements tandis qu'une lourde échelle s'écrase sur la foule d'assaillants.. Les flèches pleuvent du haut des fortifications mais l'ennemi revient toujours plus nombreux: pour chaque orc qui tombe deux repartent à l'assaut..
A l'aube du second jour, les portes de la Cité tombent et les rares citoyens qui n'avaient pas encore rejoint l'intérieur de la place forte sont massacrés par les armées de Mornhîr La résistance tient toujours mais désormais seul le Château Fortifié est encore libre...
Le combat durera encore trois jours et trois nuits avant que le Roi d'Hisòs ne soit poussé à se mettre à l'abri. Escorté par quelques hommes il quittera discrètement le champ de bataille par quelques souterrains cachés et rejoindra les montagnes Est puis continuera sa route jusqu'à Ameîna d'où un bateau l'emmènera à Eorlinda. Pendant ce temps nombreux sont les hommes qui fuient une mort certaine. Parmi eux, un certain Sergent Erebdin Astral, dont le nom reviendra dans l'Histoire du Soleil Noir. Voyant que le combat est perdu d'avance, le Sous-Officier des Armées Ithylmaques décide alors de battre en retraite par les souterrains qui débouchent dans les Monts Narthodrëd du Nord…
Pendant la nuit tous les survivants fuient par ces larges souterrains qui sont écroulés derrière eux pour empêcher les Hordes de les poursuivre. Après une longue marche dans les ténèbres, la Porte de Narthodrëd, au sein des Monts, apparaît enfin…
Après plusieurs jours de marche dans les montagnes la colonne d'exilés rejoint les plaines Syniques et longent le Golfe de Syan pour pénétrer au plus vite au sein de la Forêt d'Oriac et éviter les mauvaises rencontres avec les Armées de Syn. Après encore près de deux jours de marche la Forêt s'éclaircit et on peut apercevoir au loin les tours de la Cité d'Or.
Tibboh qui ouvrait la route en éclaireur avec quelques-uns des Rôdeurs rescapés, s'y précipite alors pour alerter Clobeïn le Commandant des Armées Eorlindiennes, avant de faire son rapport à la Guilde d'Eorlinda ainsi qu'au Conseil des Royaumes Libres..


La Guerre est là, l'Ennemi est partout, la résistance s'organise. La bataille finale est proche, le temps est compté...







Verset Premier


Clobéïn, mercenaire nommé Commandant en chef des armées par la Guilde d'Eorlinda, pénétrait pour la première fois dans son bureau à la Caserne de la ville.
-Pour quelqu’un qui a autant voyagé que moi, pensait le guerrier, c’est bizarre de devoir se poser dans un tel endroit...Même en échange d’une prime aussi grande !
Le bureau n’en était pas vraiment un. En fait c’était un appartement de trois pièces. En entrant on voyait le bureau avec un meuble de travail, des fauteuils et une bibliothèque remplie de livre de stratégie, de guerre ou d’entraînement spirituels ou physiques. Deux portes donnaient respectivement sur une salle de toilette et une chambre.
A peine Clobéïn s’était assit sur un fauteuil que la porte du bureau s’ouvrait à la volée.
Un homme de taille moyenne, les cheveux blonds, les yeux bleus cyans, les oreilles pointus, qui laissaient deviner son sang elfique, vêtu d’une tunique noire à capuchon de même couleur et aux traits sérieux et endurcis, entrait en hâte dans le bureau.
Clobéïn connaissait ce visage, bien qu’il ne lui ai jamais parlé. C’était le jeune Tibboh Ionsul, un membre de la Guilde très influent auprès de la milice. Il avait fondé son propre Ordre de guerriers triés sur le volet, l’Ordre des Rôdeurs Blancs. Clobéïn croyait se souvenir que la faction était en poste près de l’île de Seregardh, où siège Mornhîr le Sombre. Soldat talentueux, il avait une réputation plutôt flatteuse. On le disait droit, loyal, honnête et amoureux de la justice. Un élément de poids pour la Guilde et Eorlinda.

-Ai-je bien devant moi le célèbre mercenaire Clobéïn ? Nommé par la Guilde le chef des armées de Dohryarmen ?
-C’est bien lui, répondit Clobéîn, et je crois savoir que vous êtes Tibboh Ionsul , mais je croyais que vous et vos hommes étiez à la Pointe de Seregardh ? Vous avez des nouvelles ?
-Hélas oui, rétorqua sombrement le jeune homme, Ithylmas est tombée devant les armées du Sombre Monarque.
Clobéïn se leva de sa chaise la mine sombre et surprise
-Déjà ?En trois jours ?
-Mornhîr est encore plus puissant que nous le pensions. Et l’Empire Syn n’est pas observateur, les deux armées collaborent étroitement. Les rescapés d’Ithylmas arrivent avec quelque uns de mes hommes.
-Combien de Rôdeurs ont survécu ?
-J’en ai perdu seize à la pointe de Seregardh…Et encore une cinquantaine à Ithylmas… Dix huit sont gravement blessés…Il me reste donc moins de trente hommes, sur les cent-onze qui ont vécu avec moi ces deux dernières années.
-Mauvais bilan, pensa Clobéïn, Darunia et la Guilde ne tiendront pas seuls, ils nous faut plus d’alliés
Puis il ajouta à haute voix :
-Combien de rescapés d’Hisos peuvent se battre ?
-Le sergent Erebdin Astral a près de trois cents hommes sous ses ordres. Avec les civils, comptez quarante de plus, cent si on enrôle les femmes…
Clobéïn réfléchissait, mener des femmes au combat est moralement difficile à défendre, pour ne pas dire inacceptable…
-Nous n’enrôlerons que les femmes volontaires, décida le mercenaire, celles qui ont peur ou refusent de tuer ne seront pas traités de lâches, et se réfugieront ou bon leur semblera.
Tibboh acquiesça d’un signe de tête.
-Un homme de morale pensa-t-il.
-Mes hommes seront là dans moins de six heures, ils sont bons cavaliers mais ils doivent protéger les civils…En attendant je ferais mon rapport à la Guilde…
-Faîtes, répondit Clobéïn.
Le Rôdeur quitta la pièce en hâte. Le mercenaire était de nouveau seul dans son bureau, s’abandonnant à ses réflexions. Clobéïn doutait que toutes les femmes s’engagent dans l’armée, en fait, il estimait qu’il ne devait espérer qu’une douzaine de braves âmes se battent pour Eorlinda.
-Il faut envisager le pire, pensa-t-il, et dans le pire des cas, j’ai besoin de doubler mes effectifs, ou au moins de trouver des guerriers suffisamment doués pour égaler la valeur de centaines d’hommes…On va voir si la qualité l’emporte sur la quantité…
Clobéïn se vêtit d’une longue cape de voyage et prit son épée à deux mains dont la lame bleutée tranche plus que toutes celle qu’a pu manier Clobéïn, Eclair Bleu. Puis le mercenaire sortit du bureau, traversa le couloir pour atteindre un second bureau, occupé par le dévoué Pylom.
Le jeune homme au teint rose frais, aux yeux azurs, aux tâches de rousseurs omniprésentes sur son visage jeune et aux faibles muscles était l’adjoint de Clobéïn mandé par la Guilde.
-Pylom, apostropha le mercenaire d’un ton autoritaire, je pars pour une durée indéfinie, je vous laisse les commandes ici.
Alors qu’il s’apprêtait à partir, Clobéïn fut saisi d’un doute .
-Vous connaissez bien les consignes Pylom ?
L’excellent jeune homme secoua la tête de bas en haut énergiquement
-Pour sur monseigneur ! Je recrute tous les volontaires que je peux, j’attends votre retour sans montrer signe d’hostilité à l’Ennemi, et si il frappe, j’organise une défense sans faille avec l’aide du Conseil de la Guilde.
Et, ayant récité les directives qu’il avait apparemment appris par cœur, le jeune homme sourit fièrement et effectua un salut militaire à son supérieur
-Bonne route Seigneur !
Clobéïn quitta donc le bureau de Pylom ainsi que les bâtiments administratifs de la caserne. Pour se dirige vers les écuries. Il sella un beau destrier gris comme les nuages annonciateurs de pluie,monta sur le cheval et sortit de la caserne au galop, se hâtant vers la porte Nord
-Direction le Bois de Rod !


Verset Second


Sur les remparts de la Cité d’Or, la sentinelle en faction aperçut au loin une traînée noire et mouvante. Une centaine d’hommes se rapprochait lentement des murs. En quelques minutes, la sentinelle pouvait distinguer, hommes, femmes, enfants, soldats, civils, cavaliers ou à pied, portant la bannière d’Hisos.
-Ouvrez la porte ! avait hurlé le soldat d’Eorlinda
La porte de l’Est s’entrouvrit donc pour laisser passer ces gens aux traits fatigués, aux ventres affamés, aux visages tristes et frustrés aux vêtements poussiéreux et aux armes couvertes de sangs.
Un jeune homme tout de noir vêtu se précipitait vers un cavalier blonds qui portait une armure d’argent autrefois étincelante et brillante, mais dont la poussière et le sang avait ternie l’éclat
-Content de vous voir arrivé si vite Sergent Astral !
L’homme en noir était Tibboh, le visiteur que Clobéïn avait reçu plus tôt.
Tibboh, conformément à ses dires, était en effet aller faire son rapport à la Guilde des derniers événements et plus particulièrement, de la chute d’Hisos, de la prise d’Ithylmas par les Sombres Armées, de la fuite du Roi.
-Etes-vous en train de nous annoncer Ionsul, avait interrogé un vieux membre de la Guilde a la barbe blanche et hirsute, que les Rôdeurs Blancs ont fui, qu’Hisos a trahi, que ses villes sont abandonnée et que le Roi Junakil a disparu ?
-Préfet Gorett, vous avez faux sur plusieurs points, avait rétorqué calmement Tibboh, je vous annonce que les Rôdeurs Blancs ont escorté des survivants volontaires jusqu'à Eorlinda, qu’Hisos a été annexé de force ne nous a pas trahie puisque que le Royaume est tombé en se défendant de toutes la force de ses armées, que ses villes sont occupées par des orques…Par contre, soupira le Demi-Elfe, il est vrai que Junakil a disparu et cela en compagnie de tout son Etat-Major.
Après le rapport, Tibboh avait reçu des informations très claires, laisser ses hommes à la défense de la Cité, tandis que lui, devrait accompagner Clobéïn dans ses recrutements et ses attaques surprises contre l’Ennemi. Il s’agissait aussi avoua le Conseil, de surveiller de près le mercenaire
-En clair, avait pensé Tibboh, j’abandonne mes hommes à la Guilde pour mieux servir de larbin à ce mercenaire sans foi ni loi, et pour unique dieu l’argent, parallèlement, la Guilde veut que je l’espionne…Cela s’annonce réjouissant tout ça…
Seulement voilà, Clobéïn avait pris les devants et avant que Tibboh ait pu l’informer qu’il devait le suivre où qu’il aille. Tibboh avait donc pris une décision
-Je dois aussi veiller à ce que mes hommes défendent Eorlinda, s’était-il répétait à voix basse, pour cela, je dois attendre leur retour et celui du sergent Astral.
Fort de cette résolution, le Demi-Elfe guettait l’horizon vers l’Ouest
Erebdîn Astral était maintenant arrivé, ainsi que tous les Rôdeurs Blancs survivants. Tibboh leur donna ses instructions :
-On conduit les blessés à l’infirmerie et on se repose quelques heures, ensuite, vous vous mettrez à la disposition de la Guilde et de la Cité. Surtout, vous restez à Eorlinda. Vous ne dépassez pas les remparts que vous devez protéger. Si au passage vous pouviez recruter quelques hommes ça arrangerait pas mal de gens…Moi de mon côté, je vais devoir servir de bras droit au Commandant en chef Clobéïn…je compte sur vous !
Les soldats obéirent promptement. Le sergent Erebdîn Astral avait pris à part Tibboh.
-Mes hommes se battront pour la Cité d’Or maintenant, quant aux civils, ils sont mobilisés ?
-Non, ils le seront si Mornhîr attaque, et il attaquera, faites leur comprendre que plus vite ils accepteront, plus ils auront de temps pour s’entraîner à défendre leur vies !
-Ils comprendront, affirma Erebdîn.
Tibboh, confiant des responsabilités de l’officier d’Hisos quitta les remparts pour trouver quelconque auberge dans laquelle se reposeront attendant des nouvelles du mercenaire.
Il avait cherché en vain Clobéïn, celui-ci avait quitté Eorlinda pour une raison simple
-Où est-il ? J’espère qu’il n’est pas parti du bois, ce serait un atout de poids de les avoir dans notre camp !
Le mercenaire devenu officier s’était rendu dans le Bois de Rod pour y chercher quelqu’un. Scrutant les alentours du haut de son cheval, Clobéïn furetait, perçant la cime des arbres, cherchant désespérément. Puis au bout d’une petite heure, le mercenaire descendit de cheval près d’une petite rivière. Sortit sa gourde, but une longue gorgée puis s’abandonna à ses réflexions.
-Où est-il si ce n’est pas ici ? s’interrogea Clobéïn…Où trouver ce garnement.
Le mercenaire remonta sur sa monture.
-Il ne serait pas parti sans une bonne raison ! s’exclama-t-il, si il a filé, c’est qu’un danger menaçait ici ou qu’un quelconque autre problème l’a appelé en d’autres lieux…
Pendant qu’il monologuait, un cri retentit. Un cri sourd, grave, un hurlement qui n’avait rien d’humain. Clobéïn tourna la tête, dégaina son épée, puis, éperonnant son destrier, se dirigea vers les cris grandissants auxquels se mêlaient maintenant des bruits de lames.

Verset Troisième


A la Cité d’Or, le Sergent Astral se présentait à l’infirmerie de la caserne pour y mener ses blessés. Une fois l’affaire réglée, Erebdin et ses soldats valides se présentaient au bureau de l’officier supérieur. Lorsqu’il ouvrit la porte, il eut la stupéfaction d’y trouver un gamin, à peine un homme, a la peau encore rose, et couvert de taches de rousseurs, qui se livrait à une activité quelque peu hétéroclite, un tantinet amusante, mais surtout franchement ridicule. Le jeune Pylom, puisque c’était lui, s’était installer sur le fauteuil de Clobéïn, avait dérobé une de ses pipes, posé ses pieds sur le bureau, laissait échapper de sa bouche de grandes quantités de fumées de tabac blanches.
Erebdîn, les yeux agrandit par la surprise, s’avançait d’un visage dur vers le jeune homme qui, trop occupé à décrire des cercles de fumées, n’avait pas remarqué l’officier.
-Est-ce ainsi que vous défendez une ville, mercenaire ? avait violemment interrogé Erebdîn
La surprise du garçon était telle qu’il sursauta assez violemment pour tomber du fauteuil et renversé le tabac de sa pipe. Il se ressaisit tout de même assez vite pour protester sur l’irruption du Sergent
-Vous n’avez point le droit de vous introduire ainsi dans le bureau du Commandant en Chef ! avait protesté Pylom
-Votre façon de diriger a le don de me faire oublier toutes convenances ! avait répliqué Erebdîn
Pylom parut ne point comprendre au début, mais après quelques secondes de réflexions il saisissait la méprise.
-Mais ce n’est point mon rôle de diriger !
-Alors que faites vous dans le bureau du dirigeant ?
-Ma foi je… Je l’attends ! Vous voyez bien !
-Je vous vois surtout vous prélasser dans son mobilier !
Pylom, embarrassé et inquiet, ne trouvant pas d’argument pour justifier sa conduite, se rendit habilement :
-Je vous en prie, ne le dites pas au mercenaire, et je serais votre obligé ! Celui qui pourra vous guider dans Eorlinda tout entier ! Celui à qui vous pourrez donner tout ordre et toute tâches !
Devant l’inquiétude du jeune homme, Erebdin se surprit à sourire et radoucit sa voix :
-C’est d’accord je ne dirais rien à personne, mais j’ai avec moi trois cents soldats d’Hisos volontaires mais harassés qui désirent s’engager sous la bannière de la Cité d’Or.
-Bien, bien, bien ! Je vais m’occuper de cela ! Vos trois cents hommes restent les vôtres ! Un escadron que nous assignerons aux taches que souhaitera l’autre Suicidaire…
-Vous voulez dire votre Commandant en chef ?
-Oui ! Bien sûr ! C’est ce que je voulez dire…Bref ! Vos hommes logeront quelques jours dans la caserne. Soyez prêts à être appelé à vous battre dès aujourd’hui si il le faut…
-Nous serons prêts…
Sur ces mots, Erebdîn Astral sortait de la pièce suivit de Pylom, qui craignait d’être à nouveau surpris.

Verset Quatrième


Dans le Bois de Rod, Clobéïn du haut de son cheval contemplait un spectacle aussi intéressant qu’amusant. Du moins, intéressant pour lui, d’autres aurait pu le trouver dangereux, alarmant, terrifiant, mais le mercenaire savait déjà que la conclusion de la scène serait heureuse.
Un patrouille orque, composée de 6 lanciers et d’un épéiste gradé, était aux prises avec un jeune homme aux allures à la fois communes et originales.
Il était de taille moyenne, sa musculature n’était point imposante mais elle était loin d’être inexistante. L’arrière de ses longs cheveux blonds étaient enfermés dans un capuchon, alors que deux larges mèches lui tombaient devant le visage et bougeaient à chacun de ses mouvements. Le garçon portait une tunique du même vert éclatant que sa capuche, ses jambes agiles étaient recouvertes d’un léger pantalon blanc et ses pieds étaient emprisonnés dans de belles bottes de cuir marron.
Le jeune homme de sa main gauche tenait une épée courte et dans sa droite un bouclier de fer peint en bleue. Il portait dans son dos un bel arc de bois qu’il avait sans doute fabriquer lui-même, en compagnie de son arc un carquois était attaché dans son dos. Sur sa ceinture de mêmes matière et couleur que ses bottes était attaché un bel ocarina bleu ainsi que le fourreau de son épée.
Les orcs bataillaient tant bien que mal avec cet étrange type tout de vert vêtu, qui lui, semblaient franchement s’amuser.
Il donnait des coups de bouclier dans le visage de ses ennemis, saisissaient leur lances pour faire tournoyer l’orc qui la tenait et l’envoyer dans un de ses camarades, il faisait des croches-pieds, évitait aisément les piques adverses dans des roulades et bonds aussi agiles que rapides, il faisait mine de s’enfuir, puis, sautant et s’appuyant sur un arbre, il passait au-dessus de la tête de son poursuivant. Clobéïn regardait discrètement mais avec attention les mouvements rapides du jeune homme, seulement il fut découvert en éclatant de rire lorsque l’épéiste donna un coup de son épée sur l’arrière-train d’un orc, l’infortunée créature se tenait les fesses comme pour comprimer la douleur.
Une fois les lanciers aperçus de la présence du mercenaire, deux d’entre eux, trop contents d’une opportunité d’attaquer un adversaire qu’il croyait moins habile, montaient peu à peu la petite butte sur laquelle se tenait Clobéïn. Mais celui-ci, les devançant, descendit de cheval et sauta en avant pour envoyer un ses pieds dans la figure de chaque orc. Les monstres tombèrent sous le choc, Clobéïn planta Eclair Bleu dans le torse de l’un, tandis que l’autre se relevait, il enleva sa lame du corps de sa victime et d’un mouvement circulaire, fit une profonde taillade sur le visage du second assaillant.
Voyant que le mercenaire ne voulait pas plaisanter, le jeune homme en vert pris un visage plus dur, puis, d’une roulade au sol rapide, évita la lance d’un orc pour planter sa lame dans le nombril de ce dernier.
L’officier orque, de son épée, tentait de frapper le jeune homme blond, celui-ci paraît les coups de sa propre épée, puis, assénant à la fois un coup de bouclier en plein visage, et un croche-pied à l’officier, il mit ce dernier à terre et, le jeune homme abattit son épée, sur la gorge, là où le cou rejoint les épaules, ce qui eut pour effet immédiat de décapiter le supérieur orque.
Clobéîn lui, repoussait un coup de lance de son épée, puis de son pied, fichait lance dans le sol, il monta ensuite sur la hampe de l’arme, son adversaire, ne pouvant supporter le poids, lâcha sa lance, et désarmée, dû se résigner à fournir une défense efficace contre Clobéïn qui abattait déjà sa lame sur le crâne de l’orc.
Les deux orques encore vivant, pris de panique, tentèrent de s’enfuir, mais l’homme en vert tira son arc, visa, et décocha une flèche dans le dans l’omoplate d’un fuyard. Mais, de même façon que le courage permet de résister aux coups, la peur aidait l’orc à rester debout et à continuer de courir. L’archer sortait déjà une flèche de son carquois mais Clobéïn avait lancé un poignard qui atterrit dans le même dos que la flèche, et l’orque cette fois, s’écroula mort sur le sol. Le jeune homme encapuchonné décochait un nouveau trait en direction du mollet du second fuyard, qui boitait mais ne s’arrêtait pas, puis une nouvelle flèche dans l’autre mollet le fit tomber lourdement à terre dans un râle de douleur.
Clobéïn s’approcha du corps de son ennemi et interrogea :
-Ta patrouille venait d’un campement environnant ?
L’orc acquiesça d’un court signe de tête
Mais cela ne suffisait pas au mercenaire
-Où ?
L’orc tendit difficilement son bras et pointa de son doigt la direction. Il articula avec peine :
-Huit…kilomètres…Plein ouest…
Puis sa tête retombait à terre. Il était harassé, contrairement aux apparences, il était conscient…
-Je ne crois pas que tes amis viendront pour toi, dit Clobéïn, tu préfères en finir ou espérer ?
-Tire ton…épée…saloperie…d’humain de me…
L’épée de Clobéïn lui avait transpercé le crâne…Le mercenaire relevait la tête vers le jeune homme en vert…
-En tant que Commandant en chef des armées de Dohryarmen récemment nommé, commença Clobéïn, j’ai le privilège de te mobiliser au service de la Cité d’Or
L’homme en vert haussa légèrement les sourcils d’étonnement
-Toi ? Un Chef d’Armées ?
-Je sais, il n’y pas si longtemps j’étais mercenaire, je le suis toujours.
Clobéïn ôta son épée du cadavre de l’orque pour la poser sur son épaule.
-On y va Yurl ? Il vaudrait mieux que tu appelles ta monture, on restera pas longtemps.

Verset Cinquième


Tibboh I Ionsul, Maître de l’Ordre des Rôdeurs Blancs, traversait le Bois de Rod, une sentinelle lui avait indiqué que Clobéïn était sorti de la ville en direction du nord. Le Rôdeur avait fait hâter son cheval, et traversait le bois de Rod avant de découvrir un camp orc en flammes, des orcs déchaînés, effrayés, morts.

Les monstres hurlaient en tous sens, cherchant des yeux un ennemi invisible, lorsque l’un des monstres semblait trouver une cible, il était immédiatement réduit au silence par quelque force puissante et rapide.

Une nouvelle tente prenait feu, lorsque Tibboh aperçu enfin un visage humain, un jeune homme vêtu de vert, des mèches blondes tombant sur son visage sûrement charmeur mais en ce moment dur et concentré. Il avait une torche dans la main, et l’appliquait sur la toile d’une tente pour qu’elle brûle rapidement. Le jeune repartait vite au galop a l’autre bout du camp.

-Quelqu’un qui brûle des tentes orques est forcément quelqu’un de bien, pensait Tibboh avec un sourire, et les gens biens méritent tous de l’aide !

Éperonnant sa monture, Tibboh fonçait en direction du camp lorsqu’une troisième silhouette humaine passait à quelques mètres de Tibboh sans le voir, la silhouette du plus célèbre des mercenaires venait de donner un coup d’épée a un lancier orque du haut de son cheval. Tibboh le rejoint alors que le mercenaire descendait de son cheval pour batailler avec un groupe d’orcs pendant que le troisième guerrier continuait a faire brûler le camp.

En apercevant Tibboh, le mercenaire laissa échapper une exclamation :
-Je peux savoir ce que vous venez faire ici ?
-La Guilde veut que je vous assiste dans toutes vos opérations !
-Vous voulez dire m’espionner ?

Tibboh ne put réprimer un sourire espiègle
-Loin d’être idiot…Ça va être d’autant plus difficile…

Pour toutes réponse, une enfonçait une lame dans le torse d’un sabreur orc.

-Ne vous inquiétez pas, ajouta Clobéïn, je n’ai pas l’intention de me dissimuler a vos yeux bleus, c’est juste que vous m’auriez était plus utile a un autre poste…

Le cavalier vert tuait le dernier orc d’une flèche dans l’œil, décochant du haut de sa jument au poil pourpre.

-Le camp de Rod sera devenu cendre avant la tombée de la nuit, je peux te l’assurer mercenaire .
-Excellent, partons nous n’avons plus rien a faire ici !

Quelques orcs accourait dans le dos des trois hommes, mais une fois Tibboh et Clobéïn montés en selles, les trois compagnons se mettaient en route vers Eorlinda au grand galop.

-Oh et pendant qu’on y est, dit Clobéïn, Yurl, je te présente le Chef des Rôdeurs Blancs, Tibboh I Ionsul, Tibboh, je vous présente Yurl YYovaless, membre des Tantalas, bande de voleurs au grand cœur .


Verset Sixième


Les trois hommes avaient quitté le Bois de Rod au galop et sans aucun incident, Clobéïn avait eu tout le loisir d’expliquer la situation de la guerre a Yurl, aidé par Tibboh qui apportait des précisions supplémentaires en citant les noms d’Hisos, d’Astral et posait quelques questions sur les Tantalas.

-Nous ne sommes basés nulle part en particulier avait répondu Yurl quand il comprit qu’après six questions identiques, il ne pouvait plus faire semblant de ne pas entendre Tibboh, nous voyageons en troupe..
-Et pourquoi devrions nous faire confiance à des voleurs ?
-Je ne vous demande pas votre confiance avait rétorqué Yurl
-Les Tantalas m’ont rendu de nombreux services par le passé, avait précisé Clobéïn, et se sont des combattants très compétents il faut bien l’avouer.
-Si vous désirez leur aide il faut leur demander, je ne suis pas chef...Je vais de ce pas au Prima Vista…
-Où est-il ?demanda Clobéïn
-Sur les côtes de Mêlianon . J’y serais a la fin de la journée !

Arrivés en vue de la Cité d’Or, Yurl quitta Tibboh et Clobéïn pour rejoindre Mêlianon

-Clobéïn, c’est qui ce type ?Pourquoi aurions-nous besoin de brigands ?
-Parce que se sont des brigands avec des moyens, des capacités, et qui détestent les orcs.
-Le Prima Vista c’est un bateau ?
-Oui, mais quelque peu modifier par son équipage…Il va bien plus vite qu’un bateau ordinaire
-Combien sont ces Tantalas ?
-Une douzaine, c’est bien plus que nécessaire…
-Vous croyez vraiment que des types de ce genre accepteront de servir sous le commandement de la Guilde ?
-Je ne leur demanderais pas d’obéir à des généraux grassouillets qui refuseront de se battre à leur côtés…Ils seront bien plus proches de moi qu’aucun des hommes de la Guilde, vous y compris je pense.
Les deux Hommes étaient arrivés aux portes de la cité et fendaient du haut de leur cheval la foule active et pressée de la Cité d’Or

-Vous oubliez que je suis sensé vous suivre partout.
-Je n’oublie pas hélas…

Ils arrivaient à hauteur de la caserne et confièrent leur monture aux écuries.
-Rentrez-vous dormir aux appartements de la Guilde ou devez-vous dormir avec moi pour me surveiller ?
-Je dors au quartier général de la Guilde. Si vous bougez prévenez-moi.
-Comme vous voudrez cher ange gardien…

Clobéïn se retira dans ses appartements tandis que Tibboh marchait en direction du palais, où était basé le QG de la Guilde.
Les étoiles disparaissaient peu à peu, laissant la place au fameux Soleil noir d’Eorlinda, la nuit tombait peu a peu, entraînant avec elle de nouveaux personnages, en apportant d’autres, les enfants qui jouaient dans la rue étaient rentrés chez eux, les voleurs de bourse, se confondant dans la foule pour leur métier se réfugiaient dans leurs repaires.
Une légère brise soulevait le bas de la cape de Tibboh, tandis que ce dernier marchait machinalement dans la rue, absorbé par ses réflexions.
-Ce mercenaire est loin d’employer des méthodes orthodoxes, à la limite de la malhonnêteté, pensait le Rôdeur. Quelle genre de canaille composera les rangs des prochaines recrues ?

Verset Septième


Il aurait peut-être été plus inquiet encore, Tibboh Ionsùl, s'il avait connu les moindres pensées du Suicidaire, il aurait immédiatement été plongé dans le doute s'il avait su ce que projetait le mercenaire, car chaque acte, chaque décision que prenait Clobéïn rejaillissait sur le Royaume de Dohryarmen, encore plus sur Tibboh maintenant que ce dernier devait le suivre partout.

Une autre personne inquiète était une jeune femme, elle se prénommait Avonaelle Nesso, elle voyageait avec son amie de toujours, Livia Turion, toutes deux étaient forts amies, elle se connaissaient depuis l’enfance et n’avait point de secret. Livia savait que son père avait eu une liaison avec la sœur aînée d’Avonaelle, Avonaelle savait que la mère de son amie avait tué son mari pour cette liaison…Mais jamais ces histoires de familles n'avaient perturbé leur amitié. Avonaelle et Livia étaient aussi fort courageuses, fort patriotes, les menaces de guerres entre Mornhîr et le Royaume de Mahïn était connues de tous, les deux jeunes femmes, représentantes du Roi Darunia, s’étaient hâtés en direction d’Eorlinda pour servir leur pays et leur roi…
Mais Avonaelle et Livia était surtout fort femmes, elle ne pouvait dédaigner les charmes de la Cité d’Or, les échoppes nombreuses, les troubadours et ménestrels talentueux qui occupaient les rues, la splendeur des hauts bâtiments. Oui Eorlinda devait être une ville merveilleuse en temps de paix…
Aujourd’hui les portes de la ville étaient souvent fermés, les passants s’activaient à faire leur bagages pour fuir, aller à l’église pour prier leurs dieux, les soldats patrouillaient sans répit, l’arme à la main. Les marchands étaient peu nombreux, les boutiques voyaient fuir leur propriétaire apeurés par les feux de la déesse Guerre.

-L’Ennemi avance, l’Allié recule…Croient-ils vraiment échapper au désir de destruction de Mornhîr ?

Telles étaient les pensés d’Avonaelle Nesso, archère de la Cité d‘Emondill, nièce du Roi Darunia Emondill, Second du nom, dame protectrice de Mahîn.
Son amie, Livia Turion, disciple du maître d’armes Lokarl, maître du roi, semblait s’amuser de cette ville, elle marchait vite, souriante, regardait chaque étal, chaque boutique, avec une bonne humeur d’apparence imperturbable. Les hommes se retournaient au passage des deux jeunes femmes, souriant et s’inclinant devant Livia. Non pas qu’elle était plus belle que sa déjà très belle amie, mais les hommes préfèrent souvent sourire et flatter les filles de bonnes humeurs, et ils apparaissaient clairement que le visage d’Avonaelle était plus enclin aux expressions de réflexion que d’insouciance.
Attitude que Livia s’était mis en tête de corriger

-Détends-toi Ava ! Une ville si belle ne parviens pas à te détendre ?
-Ne sois pas gamine! Nous ne sommes pas venus nous détendre mais pour servir notre pays !
-Je suis au courant figure-toi ! Mais ce qu’on vient faire ici nécessitera peut-être de mourir dans une semaine, alors autant profiter de la vie !

Avonaelle ne répondait rien, Livia avait raison, cependant, pour accomplir sa mission sans y laisser sa vie ou celle d’une amie, Avonaelle préférait se concentrer pleinement dessus et en finir vite.

-Souviens toi Livia ! On doit retrouver la Reine Eowine ! Elle a disparu depuis des mois, le lendemain du jour où on s’est aperçu de ça, Hisos était assiégé par Mornhîr et Syn montrait son vrai visage !
-Je sais pourquoi ton oncle nous a envoyé ici ! Mais on a pas le moindre indice pour le moment ! Ni sur la Reine de Dohryarmen , ni sur le souverain d’Hisos.. On est arrivées hier et tu es aussi harassé que moi ! Alors soit on rentre à l’auberge, soit tu t’amuses un peu en attendant !

Avonaelle sourit, maintenant qu’elle y pensait, la Cité d’Or était soudain plus belle et les gens plus heureux.


Verset Huitième


Yurl atteignit le Prima Vista dans la nuit, le navire était amarré et un ponton reliait la terre ferme au bateau des Tantalas. Ce navire était gigantesque, deux fois, trois fois plus grand qu’un navire de guerre ordinaire, Clobéïn disait qu’une douzaine de Tantalas habitait le navire, ils étaient en fait dix-huit avec l'orchestre qui comptait cinq personnes, seulement trois femmes au milieu de ces neuf hommes, mais quels hommes ! Forts, loyaux, à principes et d’une humeur toujours au beau fixe. Le navire accueillait une salle des machines, une écurie standard, une chambre pour chaque membre de l’équipage, une salle pour les répétitions de l’orchestre, la salle de commande du vaisseau, le pont une sorte de salon, une infirmerie et une salle d‘armes.
En effet, les Tantalas était officiellement une troupe de théâtre, chaque membre de l’équipage était capable d’endosser un rôle, mais à part l’orchestres, chaque membre de l’équipage savait se battre mieux qu’aucun soldat.

Yurl aborda le bateau du haut de sa jument au poil pourpre, se dirigea vers la cale ou était aménagée une sorte d’écurie. Il dessella son cheval et rejoignit ses quartiers.

-Je parlerais au chef demain matin…

Le Prima Vista était dirigé par main de maître, son équipage, sous les ordres du grand Bach, doué autant pour la réflexion et l’ingéniosité que par sa maîtrise de son gigantesque sabre.
La salle des machines fonctionnait sous les regards avertis des deux jumeaux, Lonzo et Gonzo, frères jumeaux impossibles à distingues si ce n’est pour la couleur de leurs griffes de combat, celles de Gonzo étaient rouges quand celles de Lonzo étaient vertes.
Frank s’occupait de l’infirmerie, il était expert dans l’art des potions, d’ailleurs aucun des membre de l’équipage ne savait où il avait appris toutes ces choses sur les élixirs.
A part peut-être Marcus, grand ami de Frank, le sabreur à l’aspect dure et féroce trompait sur ses intentions, le jeune homme était aussi gentil et serviable que pouvait l’être un homme sans famille. Il pilotait le Prima Vista et contrôlait la barre plus habilement que quiconque.
Cina, le grand farceur de la troupe était l’écrivain le plus doué, aucune des pièces qu’il avait écrites n’avait déplu au public, au contraire, c’était celles que la troupe jouait le plus souvent.
Djidane était l’acteur le plus talentueux que l’on connaissait, si chacun connaissait les Tantalas dans le domaine des artistes, plus encore connaissait Djidane, capable de tous rôles, de toutes situations, ça c’est l’avis du public, car les autres artiste (sûrement par jalousie) dénigraient l’excellent Djidane, le critiquaient, plus encore que le reste de la troupe (ce qui n’était pas peu dire). Amant de la belle Dagga, actrice pour la troupe et accessoirement elle venait en aide à Frank à l’infirmerie.
Tetra, la jeune sœur de Dagga était son opposé en beaucoup de points, elle était elle aussi très belle, bien que plus jeune, mais elle était énergique, toujours en besoin de bouger, à rire sans mauvaises raisons, à bouder sans jamais pleurer, alors que sa sœur était douce, calme, réfléchie. Tetra avait accompagnée sa sœur sur le Prima Vista car elle croyait vivre avec des pirates, mais depuis elle reste parce que ces pirates d’eau douce comme elle les appelait affectueusement, étaient devenus sa famille.
Rubis, autre grande actrice, était capricieuse et affectueuse, appliquée et désordonnée, travailleuse et fainéante. Elle faisait tourner les têtes du public mais l’équipage la considérait autant comme une sœur que la jeune Tetra et la déjà prise Dagga.
Inutile de présenter Yurl, sauf pour dire que c’est lui qui s’occupait de la salle d’armes et qu’il maniait mieux son arme que personne sur le navire. Il paraît même qu’il parvenait à infliger des défaites à Bach, à ses moment de détentes, il aime jouer de son ocarina bleu et or, sa virtuosité à son instrument lui vaut souvent des propositions obstinés dans l’orchestre du Prima Vista, mais sa réponse est toujours la même :
“ Je joue pour me détendre et m’occuper, si je jouais avec vous les gars, je serais obliger de travailler ma musique ! ”
Vinel, était le plus marin et le plus pirate de tous, une arquebuse, une dague à la ceinture, un tatouage sur son dos souvent nu et des cheveux longs, noirs, ébouriffés par ses voyage au grand vent sur le pont du bateau . Oui, Vinel aurait vraiment inspiré peur si il n’avait pas sa grande générosité, son beau visage avenant et son attitude désinvolte, pour ne pas dire faignante, sa nature un peu fanfaronne déclenché des sourires amusés et son sens de l’humour relaxait ses camarades durant toutes tensions.
Loyam, les cheveux courts, bien habillés, travailleur, une belle rapière à la ceinture, était l’opposé de Vinel à deux points près :
Il était lui aussi très beau et se félicitait de pouvoir, avec Vinel, faire ressurgir humour et bonne humeur dans toutes situations
Il était d’un naturel calme, aimé être propre, sa répugnance à déplaire et son éternelle modestie l’empêchait parfois de dire ce qu’il pensait.
L’orchestre du Prima Vista, était composé de six membres, qui ne possédaient pas de nom, ou plutôt, il se présentait sous le nom de leur instruments :
Violon, Caisse, Cymbales, Piano, Harpe et Baguette, le chef d’orchestres, étaient des personnages hétéroclites, toujours en costumes et aucun d’eux ne savait ou souhaitait se battre.

Beaucoup connaissent cette troupe, mais très peu savent ce qu’ils sont réellement, ces bandits au grand cœur sont doués pour autre chose que le théâtre et leurs maîtrise des armes leur servent pour une activité moins avouable : Le Vol.
En effet, ces bandits au grand cœur dérobent les riches corrompus, les rois-tyrans, et offrent aux pauvres, en gardant un peu de leurs rapines pour leurs propres comptes, comme disait Vinel : “ Il faut bien vivre ! Et le théâtre c’est pas très fixe comme emploi ! ”
Ils effectuaient parfois la lourde tâche de mercenaires, c’est ainsi qu’ils avaient rencontrés Clobéïn, refusant de tuer un humain, les Tantalas proposaient leur service pour des missions contre des troupes orcs ou des pillards, capturaient parfois des bandits pour les remettre aux autorités. Mais si les Tantalas acceptaient l’offre de Clobéïn, il faudrait tuer…

-Je sais que tuer et contraire à nos principes, mais laisser Mornhîr détruire des citadelles c’est encore pire, expliquait Yurl, le lendemain, dans la salle de navigations

Marcus et Bach observaient les cartes, leur dernière représentation au théâtre de Melianôn s’était bien passé et ils se demandaient où passer les deux mois qu’il restaient avant la prochaine représentation dans les contrées naniques.
Yurl avait exposé l’idée et Bach avait froidement refusé.
“ La Guerre n’est pas dans nos principes ”

-De plus, continuait Yurl, Clobéïn dirige l’Armée de Dohryarmen, il réclame notre aide et on lui doit une faveur vous le savez !
-Tu lui dois une faveur Yurl, moralement, nous n’avons aucune obligation. Tu le sais j’en suis sur.
-C’est vrai, avoua le jeune homme, donc moralement j’ai une dette envers l’Immortel, pas envers les Tantalas ou Bach !

Bach détacha son regard de ses cartes pour fixer Yurl.

-Tu sais ce que cela veut dire ? La loi des Tantalas est stricte, tu n’auras aucun traitement de faveur
-Je connais les règles …
-Nous aussi, avait dit une voix derrière Yurl.

Frank entrait dans la salle suivit de Loyam et Vinel

-Les Tantalas n’abandonnent personne, et meurent pour la troupe, c’est bien exact chef ?
-Oui c’est exact Vinel, mais si Yurl désobéit à mes ordres, il n’est plus membre de la troupe.
-Aucune importance... Je ne renierais pas un ami dans le besoin parce qu’il me faudra tuer des orcs !
-Ne crois pas que tuer un orc me dérange, avait rétorqué Bach, mais l’Empire Syn est leur allié, tu devra croiser le fer avec des humains.
-Ceux qui tuent les civils et rasent Hisos ne sont pas humains, se sont juste des enflures, avait ajoutait Marcus .
Bach s’était levé.
-Ce n’est pas l’armée ici, chacun est libre de rester ou partir, mais si vous n’obéissez pas à mes ordres, vous n’aurez plus le choix, vous devrez partir... Choisissez pendant que vous le pouvez…
-C’est fait, avait répondu Yurl, vous pourrez m’oublier dans dix minutes, mon sac est déjà prêt !

Yurl sortait de la salle fulminant, il avait espéré la veille que Bach se battrait, les canons du Prima Vista étaient puissants, son équipage habile, à eux seuls ils auraient triomphé de plus d’une centaine d’orcs sans subir une seule perte. Tant pis. Yurl mit son arc en bandoulière, attacha le fourreau de son épée à sa ceinture, s’équipa de son carquois et de son bouclier, attacha une lance puissante sur une lanière de la selle de sa jument, et se mit rapidement en route vers Eorlinda sans qu’aucun Tantala n’est eu le temps de lui faire ses adieux...


Verset Neuvième


Hocqueval, paisible village de l’est du Royaume de la reine Eowine, encerclée de champs, le village surplombait une colline, une palissade de bois était grossièrement construite en guise de défense contre les animaux sauvages. La vie à Hocqueval était typique de celle de toute province de campagne, on se levait aux premières lueurs du soleil, on faisait la moisson, récoltait le jus de vignobles, on préparait sa charrette pour vendre ses produits en ville, on allait nourrir les poules pondeuses, vaches, cochons, moutons, chèvres, et tout autre troupeau qui fait vivre son maître .

Mais ce jour là, le réveil n’était pas aux douces lueurs d’un soleil bienveillant, le cri du coq s’était fait entendre pour signaler le lever du soleil, mais tous étaient déjà levés, tirés du lit en pleine nuit, par des tambours effrénés, des cors au soin graves, des hurlements effrayants.
Les orcs approchaient de la ville en pleine nuit !

Devant la lâcheté de cette attaque surprise, le maire du village ne pouvait faire grand-chose, il avait fait verrouillé et renforcé les portes, envoyé un cavalier quérir de l’aide en Eorlinda, une jeune fille s’était portée volontaire, le maire l’avait envoyée sans plus chercher, il éloignait ainsi une civile qui, de surplus , se révélait être une bonne cavalière .

Mais si les orcs sont arrivés en pleine nuit, pourquoi n’ont ils pas rasé le village comme il l’aurait aisément fait ? Nul n’avait la réponse, ils s’étaient arrêté à quelques centaines de mètres du village et avait installés un campement rudimentaire, quelques tentes, des feux en quantités, les orcs avait rigolé, bu, hurlés, tapés leurs épées sur leurs boucliers, ils avaient l’air de trouver sa très drôle...

Une nuit d’angoisse pour Hocqueval, les hommes s’étaient rassemblés, ils guettaient les orcs qui faisaient la fête, comme si ils avaient déjà gagnés. Chacun se demandait pourquoi ils ne voulaient pas attaquer, au fil de la nuit, le courage des hommes faiblissaient, certains n’en pouvant plus, hurlaient aux orcs de charger, d’en finir, puis les désespérés fondaient en larmes, leur cris s’étranglant en sanglots, les orcs riant de plus belle. Ils devaient être à peu près six milles, contre un village mal défendu d’une centaine de d’hommes, et d’autan d’enfants, Hocqueval n’aurait pas tenu une heure si il avait attaqués. Mais les orcs ne bougeaient pas, ils semblaient attendre les renforts humains, et patientaient en faisant la fête.

Au matin, le combat n’avait toujours pas commencer, les orcs s’étaient endormis après la beuverie, des hommes voulaient sortir mais ils savaient que leur chances de vaincre en attaquant pendant le sommeil n’en seraient pas plus grandes.

Clobéïn avait rassemblé le plus vite possible ses hommes, et se hâtait en direction d’Hocqueval, tout en pensant qu’il était bien trop tard.

-Ça m’étonnerait qu’ils nous ait attendus, pensait le mercenaire, on reprendra la ville déjà vidée de toute vie...

Malgré tout, Clobéïn accélérait le pas en direction d’Hocqueval. A sa grande surprise, la ville n’avait souffert d’aucun combat, aucun mort ne semblait à déplorer, mais l’angoisse n’avait pas quitté les cœurs, et la fatigue s’était ajoutée aux esprits.

-Le village, il empeste, il suinte la peur !

Clobéïn n’était pas rentré dans la ville qu’il arrêtait ses troupes, les orcs… Ils riaient, ils avaient attendu toute la nuit devant un village pris d’avance, les renforts arrivaient d’Eorlinda, et ils riaient de plus belle, ils avaient sortis leur armes, mais n’attaquaient pas, cela semblait être une simple précaution.

-A LA CITE D’OR ! PLUS VITE QUE CA !
Ils avaient osés, les orcs étaient venu ici juste pour attirer Clobéïn et l’armée hors d’Eorlinda, les orcs se repliaient en même temps que les soldats, en riant. Tandis que d’autre attaquaient ailleurs.

-Leur cité doit être en train de crever ! avait criait l’un d’eux.


Verset Dixième


-Maintenant !
Une salve de milliers de flèches s’envola du rempart, pour s’écraser dans les rangs ennemis.
-Nokta !
Sur le sol, un sceptre brillant d’une lueur bleutée, quand il s’abaissa, une autre gerbe de flèches partit, mais cette fois elle s’envola du sol pour les remparts.
La main qui tenait le sceptre était effrayante, tout comme le reste du corps, tout comme ceux de tous les membres de cette armées démoniaque.
Tous avaient une tête, des bras, des jambes, poussaient des cris, bougeaient, étaient armés, mais tous étaient dénués de peau ! C’étaient des squelettes qui tenaient les armes, qui hurlaient, qui tombaient sous les flèches, qui hurlaient des ordres et les exécutaient…

-Ne laissez pas les morts-vivants passer !
Le Colonel Gurdill n’avaient jamais vu telle armée, des cadavres décomposés se battaient avec plus d’ardeur qu’on aurait cru possible. Ils avaient surgis deux heures après le départ du Commandant Suprême et rapprochaient toujours plus leurs béliers des portes de la ville, leurs catapultes envoyaient des rochers qui s’échouaient avec force sur les murs de la ville.
Avonaelle, sur les remparts de la Cité d’Or, envoyait autant de flèches que possible, abattant le plus de créatures possibles, encourageant ses compagnons archers.
-Battez-vous pour vos vies ! hurlait sans cesse Gurdill.

Le Damné au sceptre luisant hurla un nouvel ordre :
-Amenez les Abominations ! Ils vont connaître la mort, la peur, la souffrance et la vrai puissance !

Et c’est à ce moment là qu’Avonaelle Nesso, archère de premier ordre, d'un courage hors du commun, eut une horrible envie de vomir.

Sur le champ de bataille, couraient vers la porte des géants, ils faisaient environ la taille de deux hommes, la largeur de deux autres. Ceux-là avaient bien des tissus de peau, c’étaient justement l’horreur, ils semblaient justement que leur horrible corps hideux étaient vêtus de plusieurs bouts de peaux cousus ensembles, de plusieurs bouts de corps humains, plusieurs bras, deux moitiés de têtes cousues l’une à l’autre pour ne former qu’une seule, formant un crâne plus grand d’un côté que de l’autre, certains avaient trois omoplates, d’autre trois pectoraux, des bouts de peaux et des yeux de couleurs différentes, rien que voir ces immondices donnaient une subite envie de mourir.

Leur arrivée parmi les troupes morts-vivantes avait stupéfié les pauvres humains, qui étaient de plus en plus pétrifiés de peur et d’incompréhension.
Ce n’est que quand le premier de ces ogres difformes se mit a pousser violemment un bélier sur les portes de la cité que les humains se ressaisirent, recommencèrent à tirer leurs flèches, hurlèrent à nouveau pour se donner du courage.

-Visez les monstres ! Abattez les !

Mais il apparut bien vite qu’une ou deux flèches ne suffisaient pas à faire mordre la poussière aux abominations, et celles-ci continuaient de frapper les portes de leur bélier gigantesque. La porte ne tiendrait pas plus longtemps
L’armée damnée parvint jusqu’aux portes, en attendant que ses monstres ouvrent les portes. Les fantassins humains, lances au poing descendaient au niveau du sol, dévalant les escaliers, des remparts.

-Ils vont passer ! hurlait Gurdill, oubliez les remparts et ruez vous à la porte ! Nous les tiendrons sur le plancher des vaches !

Et les archers aussi descendirent, quand ils approchèrent, la porte s’ouvrit à la volée, laissant d’abord passer les Abominations qui se ruèrent sur les rangs humains. De leurs lances, ces derniers tentaient de les abattre mais les monstres arrachaient la vie à de nombreux humains avant de succomber.

Livia Turion dégaina son épée, la serra aussi fort que ses doigts pouvaient et fonça dans la mêlée.

Une cacophonie de métaux frappées contre d'autres métaux, de métaux sur des tissus humains, de métal sur des os de morts-vivants, le métal et les armes étaient présents dans chacune des notes de ce boléro effrayant. Le sang des morts giclaient sur les vivants, en prenant de l'élan pour frapper, il n'était pas rare de toucher par inadvertance un allié, les archers étaient descendus des remparts mais abattaient toujours l'armée damnée qui passait avec peine par la porte principale, surtout que les géants ne pouvaient passer qu'à un de front, ce qui aurait simplifié la tache des défenseurs si les Abominations n'étaient pas si résistantes, puissantes, féroces.
Le courage des hommes faiblissait à chaque pas en avant que les damnés effectuaient. Les officiers et d'autre soldats particulièrement braves résistaient et repoussaient l'ennemi de quelques mètres, enhardissant la bravoure de leurs congénères.


-Mémoires de Clobein.



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